Enjeux québécois

Économie et société, pistes de sortie de crise (Louis Favreau et Ernetso Molina, 2011)

On se rappellera de la Conférence internationale Quel projet de société pour demain ? Coopératives, mutuelles et territoires. Enjeux, défis et alternatives, tenue en septembre 2010 à Lévis. 500 personnes de tout le Québec et des invités internationaux d’Europe, d’Afrique et d’Amérique latine y étaient réunies pour réfléchir sur un projet de société pour le Québec et sur la solidarité internationale du Québec avec les pays du Sud. Il fallait laisser des traces écrites à ces échanges et un lien de ces échanges avec les meilleurs travaux scientifiques en économie et en sciences sociales sur le sujet. C’est fait !

Fruit d’une collaboration autonome de deux chercheurs, Louis Favreau et Ernesto Molina, avec le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), le livre Économie et société. Pistes de sortie de crise se veut une contribution pour une meilleure connaissance des enjeux actuels du Québec et de la planète (inséparablement liés), une proposition sur les visées stratégiques de renouvellement de notre « modèle » de développement et une invitation à renouveler les formes de solidarité à déployer entre les mouvements sociaux. Bref une réflexion sociale, scientifique et critique liée à l’avancement d’une mondialisation équitable. Pour en savoir plus.

Molina, Ernesto et Clément Mercier, Portrait des organismes communautaires de Sherbrooke, Recherche de la Corporation de développement communautaire de Sherbrooke

«Les coopératives, ces grandes négligées». Entrevue avec Hélène Simard dans le journal Le Devoir

Un cahier spécial du journal Le Devoir le 30 octobre sur la solidarité internationale

Article sur la souveraineté alimentaire comme réponse à la crise actuelle (entrevue de René Lachapelle, président du GESQ et André Beaudouin, secrétaire général d’UPA-DI)

Artcle sur le renouvellement des politiques de solidarité internationale des syndicats et des coopératives (entrevue du sociologue Louis Favreau)

Un cahier spécial du journal Le Devoir paru le 11 septembre (12 pages, 16 articles) «Le modèle coopératif se veut une solution de rechange valable au capitalisme ordinaire»

Conférence internationale sur l’avenir du Québec et de la planète
«Le temps est venu de revoir notre projet de société». Entrevue avec Hélène Simard, pdg du CQCM, Journal Le Soleil, 12 septembre 2010
«Le mouvement coopératif et les nouvelles voies économiques». Entrevue avec le sociologue Louis Favreau, Journal Le Soleil, 12 septembre 2010

Brassard, Marie-Joëlle (2008), «Une pensée binaire qui occulte l’innovation coopérative» dans Le Devoir (Rubrique Idées), 10 mars 2008.

Synthèse des positions politiques du Conseil qubécois de la coopération et de la mutualité (2005-2010)
À Venir

Le mouvement coopératif, une mise en perspective (Louis Favreau, PUQ, 2010)

Les coopératives sont-elles des entreprises comme les autres ou un mouvement fédérateur et porteur de changement social? Les coopératives peuvent-elles exercer un certain leadership tant sur la scène nationale qu’internationale, surtout en cette période de crise économique et sociale adossée à une crise écologique. C’est la question centrale à laquelle tente de répondre le livre de Louis Favreau qui sera lancé lors de la conférence. L’intitulé est Mouvement coopératif, une mise en perspective aux éditions des Presses de l’Université du Québec.

   

Plaidoyer pour une économie solidaire (Claude Béland, éditions Médiaspaul, 2009)

Ce livre, pur produit d’un émérite dirigeant du mouvement coopératif québécois, fait le diagnostic «des abus d’un capitalisme débridé à l’heure de la mondialisation». Après avoir brossé le tableau d’«une mondialisation qui accentue les inégalités et brise l’équilibre antérieur obtenu entre les pouvoirs citoyen, politique et économique», l’auteur, tout en invitant à la lucidité sur la crise considère cependant que des valeurs humanistes et de solidarité sont présentes ici et là dans différents mouvements et organisations, et de façon notable bien sûr, dans des mouvements citoyens et dans les coopératives. Lesquels ne sont pas qu’une forme particulière d’entreprise ou un modèle d’organisation parmi d’autres ou simplement une réponse à des besoins sociaux. Elles sont porteuses d’«un projet de société, tout comme la démocratie» (p.138).

   

Imaginer l'après-crise: Pistes pour un modèle plus juste. équitable et durable (sous la dir. de Jean-François Lisée et Éric Montpetit, Éd. Boréal, 2009)

Un livre qui traite d’un projet de société renouvelé entre autres par une économie faite de milliers d’«entreprises solidaires» comme le sont les coopératives et les fonds syndicaux. Sans oublier la question d’une plus grande équité fiscale. Plus globalement, des pistes pour un monde plus juste, équitable, durable. À partir d’une question centrale portant sur le capitalisme : en sortir, le dompter ou le dépasser?

   
Entreprises collectives: Les enjeux sociopolitiques
et territoriaux de la coopération et de l’économie sociale
(Louis Favreau, PUQ, 2008)

 

 

Enjeux Internationaux

 


«FIESS - Entrevue - Vers l'Année des coopératives», Entrevue avec Hélène Simard dans le journal Ensemble.

   

Plan d'action, «On change de modèle»
   

Malgré les difficultés, les coopératives industrielles et de services continuent de résister à la crise et à ses conséquences (CICOPA-CECOP, Juin 2011).

Le rapport 2010 de l’Organisation Internationale des Coopératives de Production Industrielles, d’Artisanat et de Services (CICOPA), une organisation sectorielle de l’Alliance Coopérative Internationale (ACI), fournit des éléments clés sur la manière dont ces coopératives font face à la crise : quel a été, en 2010, l’impact de la crise survenue en 2008 sur les coopératives de travail associé et les coopératives sociales ? La situation est-elle différente en Europe du reste du monde ? Y a-t-il des signes de redressement ? Les mesures mises en place au cours des années précédentes par ces coopératives et leurs fédérations ont-elles été suffisantes pour limiter les pertes d’emploi et les fermetures d’entreprises en 2010 ? Telles sont les questions auxquelles répond ce rapport.

   
«La contribution des coopératives au développement durable». Hagen Henrÿ, directeur général du Service des coopératives au sein du Bureau international du travail (BIT).
   
«L’économie s’en tire mieux quand il y a biodiversité entrepreneuriale». Felice Scalvini, v.-p. de l’Alliance coopérative internationale
   
L’Économie sociale, une alternative au capitalisme (Thierry Jeantet, Economica, 2008)

Le capitalisme, sous ses différents visages, a-t-il définitivement gagné la bataille idéologique en portant à faire croire que croissance économique et progrès social sont les fruits de l'accumulation de richesses d'abord financières ? Pourquoi ressasser les cours de la bourse, en direct ou sur tous les médias, plutôt que le nombre d'hectares dévastés en Amazonie, le nombre d'enfants malnutris ou des habitants de la planète vivant sous le seuil de pauvreté ? Depuis la chute du mur de Berlin, les alternatives au capitalisme ont le plus grand mal à s'imposer comme des forces de propositions crédibles et paraissent enfermées dans la protestation. Pourtant, il existe, inscrits dans les économies de marché (du nord comme du sud), des entreprises et des pans entiers de l'activité productive, gérés différemment, mettant en oeuvre une démocratie vivante et une gestion des richesses dans le sens de l'intérêt commun. Ces entreprises de personnes rassemblent mutuelles, coopératives et associations, fondations, communautés, présentes à l'échelle planétaire. Historiquement peu communicantes, ces entreprises, parfois puissantes, devront faire entendre leur voix au XXIe siècle face à un capitalisme financier de plus en plus ravageant pour les citoyens. Cet ouvrage montre que ces entreprises collectives sont une réponse moderne et bien rôdée aux attentes citoyennes... mais à amplifier.

   

Le commerce équitable, Les défis de la solidarité dans les échanges internationaux (Jean-Frédéric Lemay, Louis Favreau et Christophe Maldidier, PUQ, 2010)

Depuis les premières importations d’artisanat il y a plus de 50 ans jusqu’à aujourd’hui, le mouvement du commerce équitable s’est profondément transformé pour devenir plus complexe et institutionnalisé. Le commerce équitable est aujourd’hui en pleine croissance mais aussi en mutation. Quels sont les principaux défis que doivent relever aujourd’hui cette initiative citoyenne de régulation de marché? Ce livre intéressera tout autant les militants et professionnels des ONG, des réseaux d’économie solidaire ou de développement local engagés avec des partenaires du Sud ainsi que les étudiants en développement international, en organisation communautaire et plus généralement en sciences sociales

   

Sauvez la planète, sortir du capitalisme (Hervé Kempf, Éditions du Seuil, 2009)

La question écologique (au Québec, le mot-valise est «développement durable») s’est imposée dans le débat démocratique : 1) la planète est engagée dans une crise écologique majeure ; 2) le capitalisme a changé de régime, particulièrement depuis les années 1980, en réussissant à imposer «sa logique mortifère qui a généré une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique». Ce faisant, il a beaucoup marginalisé les logiques d’action collective ; 3) l’inversion des choses, c’est-à-dire faire primer la solidarité, est cependant possible, nous dit Hervé Kempf. Journaliste au journal Le Monde, spécialiste des questions écologiques, Hervé Kempf nous entretient, dans un essai stimulant de l’importance de sortir du capitalisme pour sauver la planète. Oui mais pourquoi et comment ? Plongez dans le livre et vous y découvrirez dans les pages 117 et suivantes des hypothèses audacieuses s’appuyant au point de départ sur le postulat suivant : «les alternatives sont déjà là !». Comment commence-t-il son chapitre ? Par l’histoire du mouvement Desjardins découvert lorsqu’un jour, pas si lointain, il prit le traversier de Québec à Lévis (le traversier met à la disposition de ses utilisateurs le récit en photos de l’itinéraire du mouvement). Sortir du capitalisme mais pas de l’économie de marché et en plaçant la logique coopérative au cœur du système économique. Un ouvrage qui vaut le détour.

   

Les défis d'uns mondialisation solidaire (Louis Favreau, Lucie Fréchette et René Lachapelle, PUQ, 2010)

Même si la mondialisation néolibérale représente indiscutablement une tendance forte et durable, le rapport des forces en présence n’est pas pour autant à sens unique. La conjoncture internationale, incertaine et instable, a ouvert une brèche qui a favorisé le renouvellement des grandes organisations sociales (syndicales, coopératives, agricoles) et l’émergence d’un mouvement citoyen international notamment à partir des Forums sociaux mondiaux. Cet ouvrage, fruit de la conférence internationale Initiatives des communautés et État social au Nord et au Sud, les défis de la prochaine décennie qui s’est tenue en 2008 à l’UQO, dans le cadre d’une collaboration AQOCI-GESQ-ARUC-CRDC, cherche à dégager les principales lignes de force des mouvements engagés au plan international afin d’en arriver à une mondialisation plus équitable et plus solidaire.

   
Coopération Nord-Sud et développement: le défi de la réciprocité, (Louis Favreau, Lucie Fréchette et René Lachapelle, PUQ, 2008)

À l’heure d’une mondialisation néolibérale qui exacerbe les inégalités entre le Nord et le Sud, la coopération internationale a pris un nouvel essor à la faveur de la montée d’un mouvement citoyen international. Il n’existait pas au Québec d’ouvrage d’ensemble sur cette « autre coopération » qui se distingue de celle des États. Cet ouvrage aborde de front les questions les plus cruciales : quelles ont été ses conditions d’émergence ? Quelles approches utilise-t-elle ? Son soutien favorise-t-il vraiment le développement des communautés au Sud ? Quelles sont les politiques publiques canadiennes en la matière ? Et, surtout, quelle est la contribution effective des OCI, des mouvements sociaux, des entreprises collectives, des gouvernements locaux envers les communautés du Sud ?

 


Crise alimentaire mondiale

À travers le monde, de plus en plus de gens n’ont pas assez à manger pour eux-mêmes et leur famille. Huit ans après le Sommet du Millénaire, où les chefs d’État du monde entier avaient pris l’engagement d’éradiquer la faim et l’extrême pauvreté avant 2015, on estime que 100 millions de personnes sur tous les continents sont sur le point de s’ajouter aux 860 millions pour qui le manque de nourriture est déjà une réalité quotidienne, une crise chronique. Trente-sept pays sont touchés. Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies qualifie la situation de « plus gros défi » qu’il ait à relever depuis sa création il y a 45 ans. La crise alimentaire de 2008 fait la manchette des journaux du monde entier et les gouvernements, tout comme les institutions multilatérales, ne savent plus où donner de la tête. Le problème actuel n’est pas que la quantité de nourriture, elle est suffisante pour nourrir toute la population du monde. Le problème est que, pour beaucoup de gens, les denrées de base sont hors de prix. Globalement, le prix des aliments a augmenté de 83 % dans les trois dernières années, la majeure partie de la hausse ayant eu lieu dans les 12 mois précédant mai 2008. Les hausses de prix ont récemment atteint une telle ampleur qu’entre janvier et mai 2008, le prix du riz à lui seul a triplé. Dans bien des régions de l’hémisphère sud, où la population consacre jusqu’à 80 % de son revenu à la nourriture, cette hausse massive des prix fait la différence entre manger et subir la faim. La crise alimentaire mondiale qui sévit actuellement est une énorme préoccupation pour le Mouvement pour une agriculture équitable (MAÉ-MAÉ), pour l'organisme Développement et Paix ainsi que pour plusieurs autres. Consulter le bulletin de Janvier-Février 2009 du MAÉ-MAÉ
Consulter le bulletin de Mai-Juin 2009 du MAÉ-MAÉ

Consulter un dossier de Développement et Paix sur les causes structurelles de la crise.