Pierre-André Tremblay

Pierre-André Tremblay possède un Ph. D. en anthropologie de l’Université Laval (1987). Il est professeur au Département des sciences humaines de l’Université du Québec à Chicoutimi depuis 1987. Ses travaux actuels portent sur la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté dans des instances locales de concertation et l’économie sociale. Il est membre du Groupe de recherche et d’intervention régionale de l’UQAC, de l’ARUC en économie sociale et de diverses organisations professionnelles.

Atelier 3 : coopératives et rapports avec l'État
Mouvements sociaux et rapports à l’État : l’expérience québécoise d’hier à aujourd’hui (1960-2010).

 

Résumé du projet de communication

Cette communication présente brièvement trois idées : 1) nos sociétés sont traversées par une multitude de mouvements défendant des points de vue et proposant des interprétations souvent divergentes. Comprendre cette «société de mouvements sociaux» demande qu’on considère leurs croisements et leurs intersections. Le mouvement altermondialiste semble être devenu un point de ralliement dans lequel se reconnaissent des acteurs allant des plus locaux au plus mondialisés ; 2) la forme coopérative est très souple et peut se montrer utile pour donner un cadre aux initiatives de ces mouvements. Mais cette flexibilité peut aussi se révéler une faiblesse. C’est pourquoi l’économie sociale (OBNL, coopératives, etc.) présente une panoplie de formes organisationnelles relativement dénuées de « ontenu» explicite et, en conséquence, ne peuvent être à elles seules considérées comme un projet de société – pas plus que l’économie sociale elle-même ; 3) c’est l’articulation des formes et du contenu qu’il faut regarder pour trouver la possibilité d’un projet. Les coopératives se sont montrées les plus fécondes et ont connu leurs succès les plus significatifs quand elles se sont conjuguées à d’autres mouvements, agissant ainsi comme vecteur et/ou comme mode de réalisation.