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Résumé du projet de communication Depuis la Révolution tranquille, l’État québécois s’est imposé comme principal dispensateur de services publics et collectifs. Cette période fut caractérisée notamment par la réforme du système d'éducation, l’instauration de l'assurance santé et la nationalisation du réseau électrique. Quarante ans plus tard, ce modèle d’État-providence n’a plus la capacité de répondre à tous les besoins de ses citoyens. Dans ce contexte, l’État adopte diverses stratégies pour se désengager tout en assurant l’accès à certains services. Par exemple, l’État fait de plus en plus usage des tarifications de service (utilisateur-payeur), des agences privées d’infirmières ou des partenariats public-privé pour la construction d’infrastructures. La nature ayant horreur du vide, certains citoyens qui n’y trouvent pas leur compte s’organisent en marge de ces nouvelles pratiques étatiques. Ce fut le cas en 1989, lorsqu’une poignée de citoyens a fondé la Coopérative de services à domicile de l’Estrie. Il fallut attendre les recommandations du groupe de travail sur l'économie sociale du Sommet sur l'économie et l'emploi de 1996 pour que l’État reconnaisse et appuie ce modèle de prise en charge de service de proximité. Pourtant, les coopératives de services à domicile sont des solutions collectives et économiques qui s’assimilent davantage à un service étatique que privé. On y pratique une gestion fondée sur la participation des citoyens et la vente des services à juste prix. Aujourd’hui, les coopératives de santé et dans une autre mesure les maisons familiales rurales font face aux mêmes défis de reconnaissance de l’État. Toutefois, cette reconnaissance ne doit pas se faire au rabais. C'est-à-dire que l’État doit intégrer cette façon d’organiser des services collectifs à son « coffre d’outils » de la même manière qu’il contracte des ententes avec des acteurs du domaine lucratif privé. L’implication de l’État ne devrait pas varier en fonction du statut juridique d’une clinique de santé ou d’un service à domicile. L’implication des citoyens, des communautés et des gouvernements locaux ne doit pas devenir un prétexte permettant à l’État québécois de se désengager de ses responsabilités envers les services collectifs. L’État doit conserver sa fonction de régulation et de répartition des richesses sans nécessairement être impliqué directement dans la prestation des services. |
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