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Bulletin de la conférence internationale «Quel projet de société pour demain?»
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Hagen Henrÿ |
Juan Somavia |
Organiser une clôture de conférence internationale n’est jamais facile. Nous le savions et nous avons préparé soigneusement la chose. Résultat : nous avons obtenu confirmation que le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat de l’OIT à Genève, participera à la conférence. Hagen Henrÿ, directeur du Programme des coopératives au BIT depuis 2007, sera le représentant de cette grande institution internationale. Pour en savoir plus sur la pensée économique et sociale de l’OIT (et de son secrétariat, le BIT), on peut lire un court article d’une grande pertinence dans le journal Le Devoir du 31 mai dernier : une entrevue avec Juan Somavia, directeur général de l’OIT sur la manière dont cette institution de l’ONU conçoit une mondialisation plus équitable aujourd’hui. |
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À Hagen Henrÿ du BIT, à Sylvie Brunel, géographe française invitée de SOCODEVI et à Denis Richard, président du CQCM, s’ajoute un invité de marque à la séance de clôture : Jean-François Lisée, journaliste bien connu devenu directeur général du CERIUM et auteur prolifique dont le dernier livre nous rend justement compte d’idées fortes pour le Québec de demain sur un horizon long. Imaginer l’après-crise, pistes pour un monde plus juste, équitable et durable paru l’an dernier chez Boréal. On pourra lire à ce propos l’entretien qu’il accordait à un journaliste de Perspectives CSN, David Patry-Cloutier et dont l’intitulé est «Barre à gauche et virage au vert». Et si vous avez accès au journal Le Devoir sur internet, vous pouvez aller lire le texte d’entretien de l’auteur avec le journaliste Éric Desrosiers, «Des idées pour dompter le capitalisme, vingt solutions aux débordements actuels» (7 novembre 2009). |
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Gérald Larose |
Claire Bolduc |
C’est dans le cadre de l’Université d’été du GESQ les 27 et 28 mai dernier, université à laquelle participaient Gérald Larose, ex-président du GESQ et actuel président de la Caisse d’économie solidaire de la CSN, et Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec que se sont déroulés des entretiens filmés à propos de la Conférence internationale. Ils nous disent en un tour de clip ce qu’ils pensent de la Conférence internationale et de son thème principal portant sur un projet de société pour demain. C’est Marie-Joëlle Brassard, directrice de la recherche au CQCM, qui les a interviewé. Les deux clips sont disponibles sur le site à la rubrique «Argumentaire». |
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À la différence de la plupart des colloques et conférences, nous ne voulions pas d’animateurs à la recherche du consensus à tout prix et n’opérant que dans le seul registre de la distribution de parole. Nous avons sollicité des dirigeants et dirigeantes de différents mouvements qui ont tout à la fois le sens de l’écoute et le sens du débat afin de favoriser les délibérations dans le cadre d’un espace de liberté de parole. Rien de mieux pour animer un débat que de disposer de personnes qui maîtrisent bien les principales avenues des discussions en cours sur les questions soulevées! Pour les connaître, voir la rubrique Conférenciers et présidence d’ateliers |
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Aidez-nous à mieux planifier l’événement (hébergement, locaux, repas, animation…). N’attendez pas à la fin de l’été en vous disant que vous avez tout le temps nécessaire puisque c’est le 22 et 23 septembre. Faites-le avant de partir en vacances. Çà nous rendra bien service et en bout de ligne, à vous aussi, parce que ce sera mieux organisé. À noter que les étudiants et les retraités pourront bénéficier d’un tarif réduit. Leur inscription a été établi à $40 seulement. Pour les délégués de petites organisations, il est de $75 et pour les autres de $225. |
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Rainer Schlüter, directeur de la plate-forme des coopératives en Europe et directeur général de la section Europe de l'Alliance coopérative internationale (ACI) discute d’une nouvelle tendance en Europe, le «retour en grâce des coopératives» parce que «les citoyens ont perdu confiance dans le système» et qu’ils «se tournent vers des modèles plus stables». Un petit bijou d’entrevue courte…qui en dit long. |
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Michel Venne, ex-journaliste au journal Le Devoir et directeur de l’Institut du nouveau monde, (INM) se joint à Claude Béland, Gérald Larose et Hélène Simard pour l’opération Grandes oreilles. Ces quatre personnes tendront leurs grandes oreilles pour écouter les conversations, les débats, les délibérations de tout ordre qui auront eu lieu la veille (le mardi 21) et au cours de la journée et de la soirée du mercredi 22. Chacun à leur façon, à partir de leurs lunettes particulières, ils nous dégagerons les lignes de force qu’ils auront pu déceler de l’ensemble des échanges. Ils nous en rendront compte en plénière à l’ouverture de la deuxième journée (le jeudi 23). Michel Venne exercera également le rôle d’animateur de cette activité. |
Dans la nouvelle rubrique du site Projet de société : mise en débat, on y trouvait six textes. Vous avez maintenant quatre autres contributions à vous mettre sous la dent (si vous permettez l’expression !). En premier lieu la Déclaration de Shawinigan issue des États généraux de Solidarité rurale, Pour un Québec fort de ses communautés, pièce essentielle à tout projet de société renouvelé, signée par 21 organisations nationales dont le CQCM, la Coop fédérée, les coopératives forestières et le Mouvement Desjardins de même que la CSN, la FTQ et l’UPA sans oublier l’ACLDQ et la FQM. En second, le texte d’un nouveau membre du Service de recherche du CQCM, Ernesto Molina, texte initialement écrit pour la revue Vie économique et que nous reproduisons, texte nous invitant à une réflexion sur la dimension internationale d’un projet de société porté par les coopératives. Egalement un texte d’entretien avec Jean-François Lisée dont l’intitulé est «Barre à gauche et virage au vert» qui traite d’un projet de société renouvelé entre autres par une économie faite de milliers d’«entreprises solidaires» comme le sont les coopératives et les fonds syndicaux. Sans oublier la question d’une plus grande équité fiscale. Enfin un court texte d’un leader coopératif de l’ACI section Europe, Rainer Schlüter
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L’Alliance des jeunes mobilise son monde et des jeunes d’autres organisations ou d’autres pays (France notamment) la veille de la Conférence (pour s'inscrire); la même journée des chercheurs d’ici et d’ailleurs organisent un séminaire international ; en soirée, SOCODEVI organise une conférence avec la géographe Sylvie Brunel sur le développement durable. La journée et la soirée du 21 sont donc bien remplies. De plus des démarches sont en cours avec des coopératives françaises, italiennes et sénégalaises. Ces délégations seront accueillies par le mouvement coopératif québécois et auront l’occasion, en dehors des deux jours de conférence, d’échanger avec des dirigeants, de visiter des coopératives québécoises innovatrices et de discuter de collaborations futures à mettre en place. À suivre de près. Pour plus d’informations, communiquer avec Ernesto Molina.
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L’OFQJ en partenariat avec le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), soutient la démarche d'une dizaine de jeunes français pour qu’ils participent à la Conférence. Le programme intègrera plusieurs autres activités telles que le séminaire Jeunesse et le dîner de réseautage des jeunes (le 21 septembre), des visites de coopératives ainsi que des rencontres d’information et d’échanges avec des acteurs du mouvement coopératif québécois. L’échange s’adresse à des jeunes français de 18 à 35 ans, formés notamment, mais non exclusivement, de membres ou dirigeants d’une coopérative ou autre entreprise de l’économie sociale et solidaire agissant dans les secteurs agricole, biologique, d’énergie renouvelable, d’utilisation de matériel agricole, forestier, du commerce équitable, ce qui inclue les Sociétés Coopératives de Production (SCOP), les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC), les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) et autres. De façon plus large, la délégation s’adresse également à des jeunes engagés dans un mouvement social (écologique, coopératif, communautaire ou syndical) qui sont intéressés à réfléchir sur les projets de société de demain, la contribution des jeunes et la place qu’ils prendront. Durée du séjour : une semaine, du 19 au 26 septembre. Pour plus d’information, visitez le site de l’OFQJ. Pour participer ici à l’accueil de la délégation française lors de leur séjour, contactez Marie-Paule Robichaud au 418-835-6322, poste 28. |
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La Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) regroupe et représente, sur des sujets d'intérêt commun, l'ensemble des coopératives forestières de travailleurs, les coopératives de travailleurs actionnaires et les coopératives de solidarité actives dans le milieu forestier, et ce dans toutes les régions du Québec. Elle compte 40 coopératives qui réunissent 3000 membres et emploie 3700 personnes. Les coopératives ne se sont constituées en fédération qu’à partir de 2005 après avoir été une Conférence de coopératives pendant 20 ans (1985). La période émergente remonte cependant plus loin encore, aux premières années de l’après-guerre. Son directeur général, Jocelyn Lessard, prendra la parole à la Conférence internationale dans l’atelier V sur le thème de l’accès et du contrôle des ressources du territoire pour les communautés et le rôle des coopératives sur cet enjeu. |
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En 1984, la situation de Sacré-Coeur, petite municipalité du Saguenay de 1 900 résidents est plutôt morose. La scierie locale qui emploie 300 travailleurs constitue le levier économique clé de cette communauté mais elle vient de déclarer faillite. La banque, principal créancier, s’apprête à la vendre à l’encan en pièces détachées. Les résidents décident alors de bloquer la route 138 vers la Côte-Nord pour empêcher que la machinerie quitte les lieux. La protestation a son écho à Québec qui finit par concéder une subvention à un comité de relance, lequel avait déjà engagé une souscription populaire ayant recueilli $150,000. Boisaco naît en 1985 : deux coopératives de travailleurs sont mises sur pied, une en forêt et l’autre pour l’usine. Des actions sont vendues aux résidents et les travailleurs de la scierie y investissent chacun 3 200 dollars. Vingt cinq ans plus tard, quatre coopératives et autres types d’entreprises emploient plus de 700 personnes et la population de Sacré-Cœur, loin de décliner, est passée de 1900 à plus de 2100 personnes. Pour en savoir plus, le directeur général de Boisaco, Guy Deschênes, sera conférencier le 23 septembre dans le cadre de l’atelier III «Coopératives et économie des territoires». |
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Le Groupe d’économie solidaire du Québec (GESQ) et la CDR de l’Estrie ont travaillé ensemble à réaliser la 5ème université d’été au Mont-Orford sur le thème de la souveraineté alimentaire. Le CQCM, SOCODEVI et DID sont membres du GESQ depuis de nombreuses années aux côtés de l’AQOCI, de la CSN, du RQIIAC, de l’ARUC-ISDC et d’autres. Objectif : développer l’intercoopération entre organisations du Québec et des pays du Sud. L’Université d’été du GESQ de 2010 était une initiative de la Coopérative de développement régional (CDR) de l’Estrie en collaboration avec l’UPA régional, COMAX-Estrie et le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke. Pour en savoir plus, consultez le site du GESQ. Une synthèse de ces deux jours est en cours de rédaction. En entendant vous pouvez lire le texte de clôture du président du GESQ, René Lachapelle. |
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Réinventer la démocratie économique La revue Relations, animée par le Centre justice et foi, centre d’analyse sociale soutenu par les jésuites du Québec, fidèle à ses orientations progressistes, vient de produire un numéro sur l’économie, sur des voies pour la réinventer : une réinvention fondée «sur le socle des droits humains, d’un nouveau partage des richesses, de la reconnaissance des biens communs mondiaux et de la démocratie réelle, sur le plan local jusqu’à l’international» nous dit Catherine Caron, rédactrice en chef adjointe (p.12). Un article qui intéressera plus que d’autres peut-être : l’entrevue du sociologue Jacques B. Gélinas sur La richesse du coopérativisme. Il mérite le détour mais provoque aussi le débat. Stimulant par certains côtés mais contestables par d’autres ! |
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Pratiques économiques de solidarité dans les échanges internationaux Commerce équitable, les défis de la solidarité dans les échanges internationaux de Jean-Frédéric Lemay, Louis Favreau et Christophe Maldidier aux Presses de l’Université du Québec (PUQ). Vous voulez faire un tour de jardin du commerce équitable. Voilà un petit ouvrage de 150 pages qui vous dira tout ou presque sur le sujet : les 50 ans d’histoire du C.E. (eh oui 50 ans !), les points forts et les points faibles, l’avenir de la bête en trois scénarios différents en guise de conclusion. Et un fil conducteur dont on se doutait sans jamais l’avoir rendu explicite : la très grande proximité du C.E. avec le mouvement coopératif, tout particulièrement dans les communautés du Sud mais pas seulement. Par un anthropologue travaillant à Équiterre après avoir fait une thèse sur la question, un sociologue, professeur à l’UQO, et un agrosocio-économiste français travaillant dans ce secteur depuis longtemps. Le commerce équitable est aujourd’hui en pleine croissance mais aussi en mutation : quels sont les principaux défis que doit relever aujourd’hui cette initiative citoyenne dont les principes et les valeurs sont celles des coopératives et qui pour l’essentiel travaille sur les enjeux du développement agricole au plan international et sur ceux de la coopération internationale ? |
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Coopératives et développement local et régional
Les coopératives entre territoires et mondialisation sous la direction de J-M. Touzard et J.-F. Draperi aux éditions de L’Harmattan, Paris.
Ce livre, même s’il a été écrit en 2003, garde toute son actualité pour qui veut connaître les transformations en cours du mouvement coopératif européen de même que de certains pays du Sud (Afrique et Amérique latine) : stratégies de développement et d’alliances, trajectoires diverses dans le monde, évolution des cadres juridiques, action collective…en contexte de tensions plus fortes entre les territoires (le local) et la mondialisation (l’international). Par des sociologues et des économistes qui se sont spécialisés dans les entreprises à propriété collective et le développement des territoires et dont certains seront parmi nous en septembre prochain dont J-F Draperi, co-directeur de l’ouvrage. |
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Après le coup d’envoi du CQCM et des deux programmes de recherche ARUC, celui de l’UQAR et celui de l’UQO, des organisations majeures du mouvement coopératif et du mouvement syndical ont été de la partie pour soutenir cette conférence internationale démontrant par là l’importance sociale et politique de l’événement. Ce fut le cas des Co-operators, de la Coop fédérée et du Mouvement Desjardins; des organisations du mouvement syndical par les deux fonds de travailleurs, le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction CSN; d’un centre de recherche canadien, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et d’un ministère du gouvernement du Québec, le MDEIE. Voici maintenant qu’Agropur s’en mêle de même que les trois grandes mutuelles que sont La Capitale, Promutuelle et la SSQ. |
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Vous pouvez vous abonner aux bulletins du site de la conférence en remplissant le formulaire.
Le Bulletin que vous venez de recevoir a été envoyé à plus de 4000 personnes, principalement des membres et dirigeants d’organisations qui participent à un titre ou un autre à des activités du mouvement coopératif ou à celles de ses partenaires. Sur le site de la conférence, nous mettons à la disposition des internautes des documents téléchargeables liés aux travaux de cette conférence. Nous vous informerons régulièrement des différents développements liés à cette conférence (activités complémentaires, délégations internationales, cahiers ou ouvrages des centres de recherche engagés dans cette démarche, etc. Le présent bulletin a été préparé par Louis Favreau en collaboration avec Marie-Joëlle Brassard et Ernesto Molina. Webmestre du site de la conférence Patrick Morin.