Bulletin de la conférence internationale «Quel projet de société pour demain?»

Organisée par le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) et l’ARUC-DTC

 

Second bulletin d'information de la conférence

avril 2010



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À propos de la conférence : un mot de la directrice du Service de recherche du CQCM, Marie-Joëlle Brassard et du coordonnateur de l’événement, Ernesto Molina

«Cette grande conférence internationale vise à cerner la contribution des coopératives au renouvellement de la société québécoise actuelle dans un contexte de crises (alimentaire, financière, économique, démographique, environnementale) au moment même où tous les mouvements sociaux sont à la recherche d'alternatives» nous dit Marie-Joëlle Brassard, directrice du Service de recherche du CQCM et co-directrice de l’ARUC-DTC. La perche est donc tendue à toutes les organisations pour une réflexion commune. De plus chacun des ateliers a été conçu de manière à ce qu'il y ait un invité international, un chercheur universitaire et un représentant ou deux d’organisations coopératives, syndicales, communautaires, écologiques et/ou agricoles. En outre, «la dimension internationale de la conférence vise à nourrir le modèle québécois par des comparaisons avec d'autres pays» d’ajouter Ernesto Molina, coordonnateur de l’événement. On aura noté que bon nombre des conférenciers sont issus des coopératives et d'autres mouvements, tous engagés à des degrés divers dans le développement des territoires. La Conférence sera suivie d'une «levée des régions» en 2011 et culminera en 2012, soit l'année internationale des coopératives telle qu’annoncée par l'ONU. Des colloques se tiendront alors dans les régions du Québec.

 


 

Du nouveau à la conférence : des invités internationaux de marque confirment leur présence

Sylvie Brunel, une géographe de réputation internationale

Ancienne présidente de l’organisation Action contre la faim en France et spécialiste des questions de développement, Sylvie Brunel, géographe de réputation mondiale (professeure des universités à la Sorbonne, Paris IV), a publié une vingtaine d’ouvrages. Deux fois plutôt qu’une, elle est en premier lieu l’invitée de SOCODEVI le 21 septembre au soir sur le thème du Développement durable, une nécessité pour la survie de la planète et l’invitée de la Conférence internationale en séance de clôture le 23 septembre cette fois-ci sur le thème Crise alimentaire mondiale : développement et souveraineté alimentaire aujourd'hui. Pistes pour l'avenir de la planète dans une perspective Nord-Sud.

Dernier ouvrage paru : Nourrir le monde. Vaincre la faim aux Éd. Larousse, Paris, 2009.

 

Humberto Ortiz, économiste, un invité du Sud en provenance du Pérou

Figure de proue du mouvement de l’économie solidaire au Pérou, Humberto Ortiz, économiste et artisan de la première heure de la mise sur pied d’un réseau continental (Amérique latine) et international de ce mouvement, le RIPESS (réseau intercontinental de promotion de l’économie solidaire), nous entretiendra d’une des expériences les plus fortes de son pays : Villa el Salvador, le bidonville de l’espoir. Comment une communauté de plus de 350,000 habitants en banlieue de Lima s’est construite sur la base de coopératives et d’associations citoyennes sur une période d’une quarantaine d’années. Un sorte de Mondragon à la manière latino-américaine. Atelier du 23 septembre : Coopératives et économie des territoires. Pour vous donner un avant-goût de cette expérience, visitez le carnet (blogue) de Louis Favreau.

 


Projet de société du mouvement coopératif : trois contributions au débat

Avec ce deuxième bulletin, nous ouvrons une nouvelle rubrique mettant à profit les contributions sur la question du projet de société que vont nous fournir des organisations participantes à la conférence. Nous commençons cette rubrique par un article de Jean-François Draperi, sociologue et rédacteur en chef de la revue française RECMA (Revue des études coopératives, mutualistes et associatives), article paru récemment et dont l’intitulé est Trois propositions pour une mutation économique et sociale. Dans un second temps, nous vous proposons, un texte de Léopold Beaulieu de Fondaction, Un nouveau paradigme économique pour les défis de développement durable de même qu’un texte de Paul Cliche, anthropologue et directeur adjoint des programmes internationaux de l’organisation de coopération internationale Développement et Paix (D&P) sur Que faire face à la conjoncture actuelle? Texte produit dans le cadre de la réflexion de D&P avec ses partenaires du Sud en vue de leur nouvelle planification stratégique (2011-2015). Ces textes sont rendus disponibles dans la nouvelle rubrique dont le titre est «Projet de société : une mise en débat».

Nous encourageons toutes les organisations participantes à nous faire parvenir un texte dans la foulée du thème de l’heure : la crise actuelle et les alternatives. Et cela à toutes les échelles d’intervention : locale, régionale, nationale, internationale.


 

Des activités complémentaires à la Conférence

SOCODEVI fête cette année son 25ème anniversaire

SOCODEVI (Société de coopération pour le développement international), organisation de coopération internationale de 21 institutions coopératives et mutualistes québécoises, toutes également membres du CQCM, souligne ses 25 ans d’activités en 2010. Le lancement de cet événement marquant pour cette OCI aura lieu lors d’un grand rendez-vous le 4 juin prochain au Centre des congrès de Québec. SOCODEVI organise également une soirée dans le cadre de la conférence internationale le 21 septembre avec la professeure Sylvie Brunelle, géographe, sur le thème Développement durable, une nécessité pour la survie de la planète (informations : 418-683-7225 poste 325)

Depuis 1985, SOCODEVI, «le secret le mieux gardé de Québec en termes de coopération internationale» de dire ses dirigeants, a accompagné plus de 600 entreprises coopératives et associatives dans une quarantaine de pays en développement. Dans le cadre du lancement de son 25e anniversaire en février dernier, SOCODEVI a diffusé en primeur «Le Coup d’œil», une grande projection multimédia illustrant son parcours et sa raison d’être. Oeuvrant sur quatre continents, SOCODEVI a notamment appuyé des coopératives agricoles en Haïti depuis 1986. Afin de relancer les activités de ses partenaires haïtiens suite au séisme du 12 janvier dernier, SOCODEVI et sa Fondation ont lancé un Fonds d’appui aux coopératives de ce pays. Pour en savoir plus sur SOCODEVI et ses activités sur l’ensemble de la planète, rendez-vous sur leur site : www.socodevi.org

 

Séminaire international de chercheurs la veille de la conférence

Des professeurs et des étudiants de l’Université de Sherbrooke, de l’UQAR, de l’UQO et de l’Université Laval projettent de participer à la conférence en y venant en groupe (tarif réduit pour les étudiants). Une excellente idée ! La conférence sera d’ailleurs précédée le 21 d’un séminaire international de chercheurs sur Coopératives, économie sociale et solidaire et développement des territoires. Les étudiants assistants de recherche des professeurs présents pourront y assister. Au programme du séminaire, deux chercheurs français spécialisés dans le domaine : Danièle Demoustier, économiste de l’IEP de Grenoble et Jean-François Draperi du Centre d’économie sociale Travail et société (CESTES) de Paris. Le programme sera éventuellement rendu public. Des invités internationaux (Europe, Afrique, Amérique latine) sont prévus à ce séminaire. Une démarche financière est en cours avec l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).


 

Quelques lectures suggérées liées au thème de la conférence

Un livre stimulant : Sauvez la planète, sortir du capitalisme de Hervé Kempf (2009) aux éditions du Seuil

La question écologique (au Québec, le mot-valise est «développement durable») s’est imposée dans le débat démocratique : 1) la planète est engagée dans une crise écologique majeure ; 2) le capitalisme a changé de régime, particulièrement depuis les années 1980, en réussissant à imposer «sa logique mortifère qui a généré une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique». Ce faisant, il a beaucoup marginalisé les logiques d’action collective ; 3) l’inversion des choses, c’est-à-dire faire primer la solidarité, est cependant possible, nous dit Hervé Kempf. Journaliste au journal Le Monde, spécialiste des questions écologiques, Hervé Kempf nous entretient, dans un essai stimulant de l’importance de sortir du capitalisme pour sauver la planète. Oui mais pourquoi et comment ? Plongez dans le livre et vous y découvrirez dans les pages 117 et suivantes des hypothèses audacieuses s’appuyant au point de départ sur le postulat suivant : «les alternatives sont déjà là !». Comment commence-t-il son chapitre ? Par l’histoire du mouvement Desjardins découvert lorsqu’un jour, pas si lointain, il prit le traversier de Québec à Lévis (le traversier met à la disposition de ses utilisateurs le récit en photos de l’itinéraire du mouvement). Sortir du capitalisme mais pas de l’économie de marché et en plaçant la logique coopérative au cœur du système économique. Un ouvrage qui vaut le détour.

 

Un nouvel ouvrage sur Les défis d’une mondialisation solidaire par des chercheurs de l’ARUC-ISDC
(Université du Québec en Outaouais)


Même si la mondialisation néolibérale représente indiscutablement une tendance forte et durable, le rapport des forces en présence n’est pas pour autant à sens unique. La conjoncture internationale, incertaine et instable, a ouvert une brèche qui a favorisé le renouvellement des grandes organisations sociales - coopératives, agricoles, syndicales - et l’émergence d’un mouvement citoyen à l’échelle internationale notamment à partir des Forums sociaux mondiaux. Cet ouvrage, fruit de la conférence internationale Initiatives des communautés et État social au Nord et au Sud, les défis de la prochaine décennie qui s’est tenue en 2008 à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) cherche à dégager les principales lignes de force des mouvements québécois – dont le mouvement coopératif - engagés au plan international afin d’en arriver à une mondialisation plus équitable et plus solidaire.

Sortie prévue : début mai.
Auteurs : Louis Favreau, Lucie Fréchette et René Lachapelle.
Titre : Mouvements sociaux, démocratie et développement : les défis d’une mondialisation solidaire.
Édité aux Presses de l’Université du Québec. Pour en savoir plus, voir le sommaire.


 

Activités d’organisations partenaires de la Conférence

Le Groupe d’économie solidaire du Québec (GESQ) et la CDR de l’Estrie tiennent une 5e université d’été au Mont-Orford sur le thème de la souveraineté alimentaire

Le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), SOCODEVI et DID sont membres du GESQ depuis de nombreuses années aux côtés de l’AQOCI, de la CSN, du RQIIAC, de l’ARUC-ISDC et d’autres. Motif : développer l’intercoopération entre organisations du Québec et de pays du Sud. L’Université d’été du GESQ de 2010 : une initiative de la Coopérative de développement régional (CDR) de l’Estrie en collaboration avec l’UPA régional, COMAX-Estrie et le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke. L’Université d’été se tiendra au Centre d’arts du Mont-Orford les 27 et 28 mai prochain. Pour en savoir plus consultez le programme à la page d’accueil du site du GESQ et son bulletin électronique de mars-avril. À l’ouverture, un conférencier de premier ordre: Dom Tomas Balduino, évêque engagé depuis plusieurs décennies dans la cause du Mouvement des sans terre (MST) en tant que dirigeant de la Commission de pastorale de la terre de l’Église catholique brésilienne.


 

De nouveaux partenaires financiers de la conférence internationale

Après les deux programmes de recherche ARUC, celui de l’UQAR et celui de l’UQO, et le CQCM, voici que des organisations majeures sont de la partie pour soutenir cette conférence internationale démontrant par là l’importance sociale et politique de l’événement. Des organisations du mouvement coopératif tels les Co-operators et la Coop fédérée; des organisations du mouvement syndical par les deux fonds de travailleurs, le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction CSN; un centre de recherche canadien, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI); sans compter un ministère du gouvernement du Québec, le MDEIE. Des démarches sont en cours avec le mouvement Desjardins, avec plusieurs mutuelles et avec un autre ministère concerné par le développement coopératif, le MAMROT.


 

Les inscriptions à la Conférence : étudiants et retraités ont un prix réduit

Les étudiants et les retraités pourront bénéficier d’un tarif réduit pour participer aux deux jours de conférence des 22 et 23 septembre prochain : l’inscription est de $40.00 seulement. Vous pouvez dès maintenant vous inscrire

 

 


Vous pouvez vous abonner aux bulletins du site de la conférence en remplissant le formulaire.

Le Bulletin que vous venez de recevoir a été envoyé à plus de 4000 personnes, principalement des membres et dirigeants d’organisations qui participent à un titre ou un autre à des activités du mouvement coopératif ou à celles de ses partenaires. Sur le site de la conférence, nous mettons à la disposition des internautes des documents téléchargeables liés aux travaux de cette conférence. Nous vous informerons régulièrement des différents développements liés à cette conférence (activités complémentaires, missions locales venues d’autres pays, cahiers ou ouvrages des centres de recherche engagés dans cette démarche, etc. Le présent bulletin a été préparé par Louis Favreau en collaboration avec Marie-Joëlle Brassard et Ernesto Molina. Webmestre du site de la conférence Patrick Morin.